La photographie plasticienne

21/07/2017

 

Dans une image plasticienne, ce que l'on appelle « le référent réel » est modifié de différentes manières mais principalement dans :
– le changement des formes,
– l'altération de couleurs,
– l'introduction d'éléments n'appartenant pas à l'image.
Le référent réel n'est plus une représentation exacte de ce qui nous entoure, mais une interprétation propre au photographe. Cette interprétation sera d'autant plus importante que la créativité du concepteur est grande, l'image ainsi obtenue doit être vue comme une composition réalisée à partir d'un projet artistique.

 

On a tendance à croire que la photographie plasticienne est la résultante de l'utilisation des logiciels actuels de retouche d'images comme Photoshop, Gimp, Lightroom ou autres... Or dès la fin des années 1960, de nombreux professionnels se rapprochent des arts plastiques en se détachant du photo-journalisme à l'américaine (Robert Frank, Lee Friedlander…), de la photographie appliquée et de la photographie humaniste à la française (Edouard Boubat, Robert Doisneau…). Le photographe américain Joël-Peter Witkin qu'on appelait « le démon de la chambre noire » était un virtuose de la photographie plasticienne en mode argentique, ses clichés sont toujours autant prisés et ses œuvres se classent toujours parmi les plus chères du monde.

 

L'image ci-dessus est au départ une image réalisée en studio, elle a été transformée à l'aide du logiciel Photoshop CC (version 2017) pour faire partie sur ce même site, de la série « Gambilles chimériques ».

 

 

La danseuse Japonaise Maï évolue en studio devant mon appareil photographique. Fond gris, éclairages latéraux avec boîtes à lumière, éclairage girafe pour donner de la structure aux cheveux ainsi que du modelé aux bras et épaules de la modèle.

J'attends la décomposition du mouvement et ne déclenche que quand la pose me paraît en accord avec l'idée initiale de mon projet artistique.

 

 

La zone de travail de l'image est agrandie en largeur et positionnée sur un calque de couleur noir pour permettre et faciliter le détourage de la danseuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le détourage s'effectue à l'aide de la fonction « Sélectionner et masquer » du logiciel Photoshop (version 2017). L'image détourée se trouve ainsi sur un fond entièrement noir, prête à recevoir d'autres éléments de composition.

 

 

Une première image fractale est ouverte pour être insérée avec l'image initiale. Une figure fractale est un objet mathématique, telle une courbe ou une surface, dont la structure est invariante par changement d'échelle.Utilisées dans divers domaines et en informatique où des logiciels comme Fractint, Sterling, XaoS permettent l'obtention de figures abstraites et poétiques à partir de formules mathématiques.

 

 

Grâce à la subtilité des masques de fusion propres à Photoshop, l'image fractale est associée à la danseuse. La technique consistant à faire croire que les tubulures de la composition entourent et emprisonnent le corps de la danseuse.

 

Une deuxième image fractale est ouverte pour être utilisée en arrière plan.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                         

 

La meilleure orientation et la dimension la plus appropriée de l'image fractale sont recherchées, puis une fois trouvées, cette dernière est insérée en arrière plan, toujours avec la subtilité propre aux masques de fusion. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

 

(Jean de La Fontaine)

 

 

 

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