Souviens-toi

Lucie, je t'amoure

Femme épanouie, je l'appelais Lucie,
Elle se réveillait ce matin dans le clair de mes yeux.
Je la regardais évoluer dans les draps de ce lit,
Qui avaient abrité les élans d'un amour sulfureux.

Ses prunelles encore closes et ses seins gonflés d'amour,
Parlaient comme un livre ouvert de cette nuit de passion,
J'avançais ma main pour caresser cette peau de velours,
Qui respirait encore la tiédeur d'un grand frisson.

Une mèche de cheveux tel un étalon sauvage,
Cachait ce volcan d'une éternelle beauté,
Reposé et alangui, cet amour beau visage,
Devenait le miroir plaisir d'un être aimé.
 
Je la contemplais à la lueur de ce jour,
Respirer la douceur de cet éveil,
Elle était belle, belle dans l'amour,
Et après l'amour, dans un pur sommeil.

Elle était devenue mienne dans la folie,
J'étais devenu sien dans le plaisir.
Je restais sien dans un brin de vie,
Elle restait mienne dans un soupir.

Lui dire « je t'aime » semblait trop usé,
Sans accord avec ce flot d'émotions,
Elle me chuchota alors qu'elle était amourée,
De mon désir et de cet élan profond.

Je frôlais un soir la pointe de son sein.
En la savourant de mes yeux troubadour,
Dans un souffle aux langueurs de satin,
Elle entendit ce murmure « Lucie, je t'amoure ».

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